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Information technique

Interview à Jaime García PDF Imprimer Envoyer
News - Presse
Lundi, 04 Octobre 2010 00:00

Jaime

« L'objectif du secteur est de chercher de nouveaux marchés pour survivre et pour améliorer la productivité de toutes les manières possibles »


Les deux derniers exercices ont été particulièrement difficiles pour le secteur: quel bilan en feriez-vous ?


Alors, aujourd’hui toutes les années sont difficiles. De 2004 à 2007, comme vous vous en souviendrez, nous avons vécu quelques années terriblement mouvementées durant lesquelles le prix de l'acier augmentait de mois en mois et cela a provoqué que pendant trois ans, nous, les fabricants, nous avons dû augmenter les prix jusqu'à deux fois par an. Heureusement le marché assumait cette augmentation, il n'y avait pas d'autre solution, et nous allions de l’avant. Le chiffre de ventes augmentait, mais, attention, ce n’était pas le cas du compte d'exploitation.

À partir de 2008, les prix se stabilisent, mais c’est le début de la crise qui persiste pendant toute l’année 2008. En 2009, je vous disais dans la revue de cette année-là, que nous pouvions toucher le fond, bien que je vous disais aussi que dans ce fond, nous pourrions avoir de la boue jusqu'au cou et y rester encore pendant longtemps.

À mesure que les entreprises enregistreront leurs comptes annuels avec les données de 2009, nous verrons la dureté avec laquelle cette situation a affecté leurs comptes annuels.

 

Quelle est la situation actuelle et quelles sont les perspectives?


Et bien maintenant, en 2010, un an après, nous sommes toujours dans le fond. Les interprétations ou les souhaits ne se sont pas réalisés, l'ajustement général a été retardé, la crise était très grande, sur ce point nous avions vu juste. Mais nous n'avons pas voulu, non seulement le gouvernement, mais également beaucoup d'autres agents du marché, peut-être pour garder espoir, mener à bien tous les ajustements nécessaires et nous nous sommes leurrés avec des plans E, des promotions publiques etc.., mais sans vraiment faire face au problème.

Maintenant l'ajustement sera plus coûteux et la deuxième partie de l’année 2010 sera beaucoup plus critique, avec moins de consommation, moins de travaux, moins de confiance chez les investisseurs et avec beaucoup de problèmes de recouvrements qui feront encore augmenter le nombre de faillites ou les simples cas de "je disparais sans payer".


Quelles nouveautés soulignez-vous en ce qui concerne les normes? Le secteur considère-t-il que certaines modifications ou éclaircissement des principales réglementations (RITE, CTE…) font défaut ?

 

Eh bien, quant à la réglementation du secteur, en ce qui nous concerne, après ces 5 ou 6 dernières années de révisions de tous les règlements importants : du Règlement du Gaz, du RITE (Règlement des Installations Thermiques dans les Immeubles), l'introduction du marquage CE et avec la publication du CTE (Code Technique de la Construction), je dois vous dire que nous sommes heureux qu’il n’y ait pas plus de variations importantes ; cela permet à ceux qui sont sur le marché : fabricants, distributeurs, installateurs, etc.. d’assumer toute cette nouvelle réglementation, tout comme les autorités qui doivent se charger de leur contrôle et de leur respect, ce qui n’est pas toujours le cas.

 

Par ailleurs et en ce qui concerne le RITE, la Commission Permanente se réunit fréquemment pour recueillir les questions posées par le marché et publier les éclaircissements pertinents, ceci est très important et nécessaire. Mais je profite de l'occasion pour parler d’une autre réglementation, très importante, je me réfère à celle des Impayés qui a été approuvée récemment et qui a permis quelque chose de fondamental, malgré l'opposition de certains ministères, il s’agit de l'élimination de la clause qui permettait de négocier de plus longs délais de paiement entre les parties. Nous devons nous en réjouir, même s’il existe toujours des délais spéciaux d'adaptation pour certaines entreprises, par exemple les grandes entreprises de construction peuvent négocier de plus longs délais.

 

Je crois que l'application générale de cette norme déjà publiée le 29.06 et qui est entrée en vigueur le lendemain de la date de sa publication, provoquera des améliorations notables au sein des économies des entreprises, puisqu’elle permettra de diminuer le délai de recouvrement, et donc d’augmenter leurs disponibilités et de diminuer leurs besoins de financement.


Quels seraient les objectifs des entreprises du secteur et, selon vous, quelles sont leurs possibilités de se développer ?


Survivre! C’est clair et net Nous sommes peut-être dans le pire des moments : il n'y a pas de travaux et, apparemment, il ne va pas y en avoir, par conséquent les options sont claires : chercher de nouveaux marchés où pouvoir vendre et réussir à le faire; améliorer notre productivité de toutes les manières possibles et non seulement par la solution facile d’éliminer des frais plus ou moins improductifs. Nous sommes en crise, mais les crises sont toujours une opportunité, l'opportunité de ceux qui pensent et qui agissent plus en profondeur et plus prestement et c’est là que nous devons faire des efforts.

Les énergies renouvelables se présentent comme une grande alternative. Quelle est la position du secteur à ce niveau ?


La seule position logique : nous ne pouvons pas faire autre chose que de l'assumer et de suivre cette voie, le temps des combustibles fossiles touche à sa fin, c'est une question de temps mais c'est incontestable, nous devons nous adapter à cela et comme c'est quelque chose qui n'arrivera pas demain nous devons poursuivre ce que nous avons entrepris : la recherche de nouvelles applications pour nos produits pour qu’ils remplacent les produits actuels. Cela ne nous fait pas peur, tout au contraire, ce sont de nouveaux défis qui sont déjà les nôtres : biomasse, cogénération, etc..

Mise à jour le Lundi, 03 Septembre 2012 11:53